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1 Utilisateur(s) anonymes
Paillasson : remerciements. |
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Chevalier d'Oniris
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23/08/2022 17:34 De Hayange, France, Moselle
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Je suis très reconnaissant au CE d’avoir accepté « Paillasson ». J’avais des doutes sur la valeur de cette nouvelle. J’ai donc été agréablement surpris de voir qu’elle a été dans l’ensemble favorablement accueillie. Un grand merci à tous les lecteurs et aux aimables commentateurs.
David : j’ai bien aimé le terme « noir de charbon ». A vrai dire, je n’avais pas l’intention de mettre tant de noirceur dans mon récit, même s’il faut bien reconnaître que tout cela n’est pas d’une franche gaieté. Bizarrement, je n’ai à aucun moment fait le rapprochement avec la phrase de Romain Gary, qui est la suivante : « Avec l'amour maternel, la vie vous fait à l'aube une promesse qu'elle ne tient jamais. On est obligé ensuite de manger froid jusqu'à la fin de ses jours.. » Il est vrai que « La promesse de l’aube » m’a moins emballé que « La nuit sera calme » ou « Education européenne ». Jeanphi : votre estimation chronologique est assez exacte. Je suppose que les marqueurs générationnels (je m’expliquerai plus loin sur ce terme) que j’ai glissé dans le texte vous y ont aidé. Corto : je n’avais pas l’intention d’allumer Brel, mais l’anecdote de la crémation accompagnée par « Ne me quitte pas », c’est du vécu ! Ceci dit, j’aime beaucoup Brel (Annie Cordy aussi, d’ailleurs). Dameer : je respecte votre ressenti de Marie-Anne en tant que personnage « répugnant », tout en m’étonnant. Les autres personnages de la nouvelle sont plus ou moins sympathiques (plutôt moins que plus, me semble-t-il), mais je croyais que Marie-Anne sortirait un peu du lot… tant pis. Comme le disait Simenon quand il terminait un livre : « C’est réussi ou c’est raté mais je n’y peux plus rien. » Je conçois que cette accumulation de noms d’artistes soit un peu déconcertante. Ils sont pour moi autant de marqueurs générationnels : ils ont tous accompagné mon enfance et mon adolescence. Incidemment, ils donnent une indication chronologique sur le contexte de la nouvelle… ainsi que sur mon âge ! Louis : ce n’est pas un simple commentaire que vous avez consacré à « Paillasson », c’est une véritable exégèse ! Je dirais simplement que le thème de « Paillasson » est parti de ce constat : il existe des familles où le fait d’être du même sang n’empêche pas leurs membres de se vouer un solide mépris, quand ce n’est pas de la détestation pure et simple. Vous avez donc raison de considérer que Marie-Anne a été incapable de se libérer de ce déterminisme familial. Salima : le suicide est souvent une énigme pour ceux qui restent, et j’incline à penser qu’il l’est peut-être parfois pour les suicidés. Quoi qu’il en soit, il y a eu autrefois une TS (ayant échoué) parmi mes proches. Mais en définitive la personne en question a bel et bien réussi à se tuer vingt-cinq ans plus tard, en buvant. Là se situe sans doute en partie la genèse de Marie-Anne. Encore merci à tous.
Contribution du : 23/03 11:42:07
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Re : Paillasson : remerciements. |
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Expert Onirien
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15/01/2017 16:43 Groupe :
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Merci, en terme de marqueurs générationnels, les artistes cités correspondent plutôt bien avec la génération actuellement en début de fin de vie, ceci dit fort maladroitement sans arrières pensées malveillantes aucunes. Aux vues de ce seul élément, rien ne dit que la narration se déroule durant les années quatre-vingts.
Mais par le recoupement avec les histoires du chauffeur de taxi, un vétéran d'Algérie pas retraité, en l'absence de précision laissant supposer de son âge avancé, ou bien de son extrême jeunesse durant la guerre, l'on ne peut que supposer que l'action se deroule antérieurement aux années nonante. La belle époque, donc, paraît-i.
Contribution du : 23/03 15:37:50
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Re : Paillasson : remerciements. |
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Maître des vers sereins
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11/02/2008 03:55 Groupe :
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Merci pour ce retour !
Contribution du : 24/03 10:43:03
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Un Fleuve |
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Re : Paillasson : remerciements. |
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Apprenti Onirien
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18/09/2023 17:45 Groupe :
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Merci pour ce retour !
Contribution du : 25/03 01:17:41
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Re : Paillasson : remerciements. |
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Chevalier d'Oniris
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23/08/2022 17:34 De Hayange, France, Moselle
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Bonsoir Malitorne
J’espère que vous avez bien voulu me pardonner mon étourderie. Je vous suis reconnaissant de l’attention que vous avez bien voulu porter à « Paillasson ». Votre commentaire est de ceux que j’apprécie particulièrement : précis, argumenté, sans complaisance ni concession. Je ne suis pas en capacité de vous répondre sur tout car « Paillasson » fait déjà partie du passé pour moi. Comme disait Simenon : « C’est réussi ou c’est raté mais je n’y peux plus rien. » Cependant il y a des points de votre commentaire qui appellent quelques observations de ma part. Le chauffeur de taxi ? Je reconnais avoir un peu forcé le trait, mais sans intention caricaturale. J’ai connu de très près d’anciens combattants d’Afrique du Nord (étant petit-fils, fils et neveu de trois de ceux-là) et leur ressenti, pour choquant qu’il puisse paraître, n’a que peu à voir avec les prurits identitaires auxquels on assiste de nos jours. Les descriptions musicales ? Il y a d’abord le fait que je viens de finir une intégrale Douglas Kennedy. J’ignore si vous connaissez cet auteur, mais il a la manie de parsemer ses ouvrages de références à des disques, des livres et des films. Il est probable qu’il m’a temporairement contaminé ! Par ailleurs, et je m’en suis déjà expliqué auprès d’un autre lecteur, il s’agit de marqueurs générationnels auxquels j’attache – à tort ou à raison – une certaine importance. Dès lors, soit nous n’appartenons pas à la même génération, soit nous n’en avons pas gardé les mêmes souvenirs. L’addiction à l’alcool ? Le recours au suicide ? Dans un cas comme dans l’autre, et j’espère que vous me croirez, je n’ai strictement rien inventé ! J’ai retravaillé par le biais de la fiction des situations qui m’ont touché de près. Comme je l’ai indiqué par ailleurs, je pense que dans certains cas les suicidés eux-mêmes ne savent pas très bien pourquoi ils passent à l’acte. Tout comme les alcooliques ne savent pas toujours très bien pourquoi ils boivent : tout le monde n’est pas Faulkner (name dropping, quand tu nous tiens !). Voilà cher Malitorne, en souhaitant ne pas vous avoir perdu comme lecteur et comme critique avisé. Bien à vous. JCS
Contribution du : Hier 18:21:59
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Re : Paillasson : remerciements. |
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Expert Onirien
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16/01/2019 11:42 De Pyrénées Atlantiques
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Merci pour votre réponse détaillée qui me rassure, susceptible que je suis. Simenon a raison dans son évidence, néanmoins les critiques si elles ne servent pas maintenant peuvent être utiles plus tard. Le regard extérieur est capital pour s’améliorer, encore faut-il qu’il soit pertinent. La raison de notre présence à tous ici, même si ça devient stérile vu la raréfaction grandissante des avis.
« Les suicidés eux-mêmes ne savent pas très bien pourquoi ils passent à l’acte. Tout comme les alcooliques ne savent pas toujours très bien pourquoi ils boivent ». Parfaitement exact, d’où l’importance des psychothérapies pour pointer des failles que le sujet ne distingue pas et ensuite les travailler. Dans votre récit, j’ai quand même trouvé une démesure entre les causes et l’acte, il y a un fond dépressif qui n’est peut-être pas suffisamment évoqué. Le texte me semble trop court mais, comme d'habitude, c’est moi qui chipote.
Contribution du : Aujourd'hui 9:50:12
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Re : Paillasson : remerciements. |
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Chevalier d'Oniris
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Cornelius,
Je viens de prendre connaissance de votre commentaire. Je n'ai franchement pas eu conscience d'écrire une nouvelle si conforme aux canons du genre, mais puisque tel est votre ressenti vous m'en voyez ravi. Merci pour votre lecture bienveillante. Bien à vous JCS
Contribution du : Aujourd'hui 17:18:27
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