C’est au petit jour qu’Hédéraée de Sang-froid arriva dans la vaste plaine. Le temps frais était malgré tout clément pour cette fin d’automne. Derrière le léger rideau du brouillard matinal, elle pouvait distinguer les quelques reliefs qui conduisaient à la grande cité lui faisant face. Cela faisait maintenant plusieurs jours qu’elle chevauchait à travers le royaume d’Orbandelle pour se diriger vers sa capitale. À cette heure-ci, la plaine était calme, seuls quelques cervidés parcouraient les bosquets et les champs d’orge. Elle progressait donc dans le silence des premières heures et songeait à sa mission à l’approche des tours de la cité d’Ephelia, accrochées aux reliefs de la montagne.
Elle avait renoncé à son nom en intégrant la Compagnie des Sang-froids près de sept ans auparavant, après avoir réussi avec brio les épreuves d’archerie et celles de dessin anatomique. Elle avait auparavant officié comme mercenaire, mais suite à divers combats contre quelque créature monstrueuse, elle avait décidé d’intégrer cette prestigieuse Compagnie. Celle-ci était en effet chargée d’étudier, de classifier et de combattre les monstres. Un ordre savant de chasseurs de monstres en somme. Mais cette tâche longue et fastidieuse comportait de nombreux aspects. Il convenait tout d’abord de réunir des informations quant à l’existence d’une potentielle nouvelle espèce de monstre, ensuite il fallait trouver, identifier et analyser ladite créature. Un travail de longue haleine pour une seule espèce, parfois très localisée. Et c’est seulement ensuite que l’aspect de chasse au monstre au service des citoyens pouvait prendre place. Ainsi, comme Hédéraée l’était en ce moment même, des Sang-froids étaient envoyés à travers le monde pour étudier chaque espèce monstrueuse.
Face aux portes de la cité aux hautes tours, Hédéraée vérifia que ses affaires étaient complètes. Son épée affutée pendait bien à sa ceinture. Dans le paquetage de sa monture, elle trouva son arc taillé dans du noisetier ainsi qu’un carquois rempli de flèches. Contrairement à ce qu’on pouvait imaginer, les Compagnons des Sang-froids n’étaient pas surarmés. Le gros de leur paquetage était composé de livres de systématique et d’écologie. Ils possédaient aussi quelques outils et quelques accessoires alchimiques. Lorsque la Compagnonne fut assurée d’être bien équipée, elle fit la liste de ce qu’elle avait à faire en ville. Faire le plein de provisions et se renseigner pour trouver un lieu propice à sa cible : une caverne, évitée par les voyageurs et idéalement sujette à des racontars locaux. Elle franchit, décidée, les portes d’Ephelia qui s’éveillait.
Hédéraée fit ainsi l’acquisition d’une liste de grottes lui semblant parfaites. Elle ne pouvait se contenter d’aller explorer celles qui faisaient l’objet d’une activité minière. Les modifications engendrées dans ces habitats, ainsi que l’activité qui y régnait, en faisaient des écosystèmes impropres à l’occupation par les monstres (même s’il faut reconnaître que les mineurs ne seraient pas nécessairement de cette opinion !). Il fallait soit des cavernes jamais exploitées, soit abandonnées depuis des années. Idéalement, si d’obscures légendes gravitaient autour de la grotte en question, cela ne pouvait qu’être bon signe ! C’est méthodiquement que la savante explora chacune des propositions qui lui avaient été faites. En deux jours, elle avait déjà pu rayer près de six lieux de sa liste. C’est au troisième jour qu’elle se rendit dans la grotte qui la rendait la plus optimiste. Celle-ci était crainte car plusieurs prospecteurs miniers n’en étaient jamais revenus. Ses températures fraîches et sa situation géographique, proche des chemins, portait la chasseuse de monstres à croire qu’elle trouverait sans mal des gobe-têtes dedans. Elle attacha sa jument des montagnes et dès l’entrée de la cavité, s’arma, alluma une torche, puis elle pénétra prudemment dans le sombre souterrain.
Malgré quelques boyaux étroits, la caverne comportait plusieurs salles assez hautes de plafond où Hédéraée pouvait se tenir debout sans aucun mal, seule dans ces espaces vides et lugubres. Les quelques ombres qui se projetaient sur les murs à la lueur de la torche laissaient planer une atmosphère inquiétante. Chaque roche, chaque stalagmite, devenaient une silhouette ou une griffe aiguisée sur le mur à peine éclairé. Mais la chasseuse de monstres était une exploratrice aguerrie et elle ne se laissa pas surprendre quand elle aperçut le premier gobe-tête. Elle réalisa d’ailleurs vite qu’ils étaient en réalité une dizaine, fixés au plafond. Dans la pénombre, ils ressemblaient fortement à des stalactites. En effet, ils avaient la forme d’un cône tronqué, légèrement animé et de couleur grisâtre. Tournés vers le sol, leur gueule laissait deviner une myriade de dents. Un des éléments caractéristiques était leur absence de mâchoires. Cette bouche de lamproie était cependant d’une taille assez importante pour engloutir une tête humaine dans son intégralité. On devinait alors aisément leur méthode de chasse : cryptiques, faits pour ingurgiter n’importe quelle proie passant au-dessous sans prêter gare.
Hédéraée commença alors à sortir ses armes et son journal dans le silence et l’obscurité de la caverne. À l’aide d’un morceau de fusain, elle commença à noter ses premières observations morphologiques. Elle chercha tout d’abord à établir une classification sérieuse de ces monstres et cela lui parut particulièrement complexe en comparaison des études précédentes. Après de longues minutes, la présence de chair et l’absence de relents magiques indiquée par ses instruments lui indiquèrent qu’elle avait affaire à un monstre Animaloïde Sauvage. La simplicité morphologique de ces créatures écartait rapidement la famille des Chiméroïdes. Il restait donc à trancher entre le groupe des Trolls, celui des Insectoïdes et celui des Bêtes. Les Trolls furent vite écartés pour des raisons physionomiques évidentes, et fouillant dans ses livres de référence, elle pencha pour le groupe des Bêtes. En effet, les Insectoïdes étaient des monstres caractérisés par la présence de plaques de chitine et ce caractère était ici absent. Cette question semblait anodine pour les badauds, mais elle était cruciale pour une naturaliste consciencieuse comme elle l’était. La classification des monstres était pour elle à la fois un objectif et un outil.
Une fois cette épineuse question tranchée, il fallait trouver le moyen optimal de les vaincre. Il fut vite clair qu’une attaque frontale au corps à corps serait trop complexe : la distance les séparant du sol et leur comportement grégaire les protégeant de cela. En attaquer un reviendrait à se défendre contre tous. Il fallait donc opter pour une attaque à distance. Très simplement, elle tenta de tirer à l’arc dans la chair molle d’un des monstres. Malgré un petit cri aigu, le projectile ricocha sur l’épaisse peau glissante. Cette dernière fut légèrement entamée mais la flèche semblait avoir du mal à pénétrer en profondeur.
Cependant, cette action fut riche en informations. En s’approchant pour tirer, la Compagnonne put s’apercevoir que la flamme produite par sa torche faisait réagir les gobe-têtes. Ceux-ci se recroquevillaient comme pour échapper à ce feu. Difficile de déterminer si c’est la lumière ou la chaleur qui avait eu un effet. Elle testa rapidement cette hypothèse avec une Lueur de Thami. Cette source de lumière alchimique était constituée d’une petite fiole de verre transparent. Une fois le couvercle légèrement ouvert, l’air au contact du liquide opaque à l’intérieur faisait réagir ce dernier. Une forte lumière émanait alors de la Lueur de Thami. La chasseuse de monstres fit rouler la Lueur au sol et comprit rapidement que c’est bien la lumière et non la chaleur qui semblait être un point faible pour ces organismes cavernicoles. Elle réfléchit un instant et élabora son plan. Elle allait sortir du souterrain pour retrouver un espace de travail lumineux. Là, elle accrocherait solidement des Lueurs de Thami à des flèches. Elle espérait que la combinaison d’une attaque à distance et d’une source de lumière puisse être une bonne solution pour combattre les gobe-têtes. Elle fit alors demi-tour en direction de la sortie.
Près d’une heure plus tard et de retour face aux hideuses créatures, la jeune Compagnonne était déterminée. Équipée de ses flèches de lumière, elle avait trouvé une solution pour régler leur compte à ces monstres. Les livres furent à nouveau ouverts et la torche de nouveau allumée. Mais cette fois, c’était différent. La flèche de lumière vint se loger dans l’arc, prête à être testée. Hédéraée prit le temps de viser sa cible et pleine d’espoir, elle décocha son projectile.
Le mécanisme, constitué d’une simple cordelette, s’enclencha et permit à la Lueur de Thami de s’allumer pendant la course de la flèche. Et effectivement, à l’approche de cette source lumineuse, le gobe-tête se recroquevilla. Cependant, le résultat ne fut pas différent de précédemment. L’arme entama légèrement la peau du monstre, puis elle fut arrêtée par sa chair et glissa sur la surface molle avant de tomber au sol. Hédéraée eut du mal à cacher sa déception. Son dispositif, pourtant ingénieux, avait été inefficace.
Mais la chasseuse de monstres était habituée aux échecs. Ils faisaient partie intégrante de son travail de recherche. Aux grands maux, les grands remèdes, se dit-elle. Il allait falloir capturer un de ces hideux gobe-têtes et le disséquer pour mieux le comprendre. Un vieux mannequin d’entraînement allait servir d’appât. Pour faciliter le transport de ce type de matériel à cheval, celui qu’elle possédait était très sommaire. Un morceau de tronc pour le buste, une branche plus fine pour les bras et un sac fourré de plumes pour la tête. Le tout était monté sur une planche pour être stabilisé.
Le mannequin fut donc lentement et méticuleusement poussé en direction du groupe de monstres et cela eut immédiatement l’effet escompté. Le gobe-tête le plus proche s’étira sur toute la hauteur de la caverne. Cette vision était impressionnante puisque la créature, qui mesurait jusqu’alors moins d’un mètre, en mesurait maintenant plus de trois. Sa bouche entourait la tête du mannequin et ses dents grignotaient le bois petit à petit. On pouvait même voir les sucs digestifs dégouliner le long du mannequin. Hédéraée avança prudemment pour ne pas trop attirer les autres. Elle donna alors un violent coup de taille dans la chair du monstre. Elle essayait de le décapiter mais fut surprise par la résistance qui lui était opposée. Elle dut retirer son épée et donner un second coup. Ce dernier ne suffit pas non plus et éveilla les autres gobe-têtes.
Ceux-ci commencèrent à grogner et les plus proches s’allongèrent pour attaquer l’humaine. Elle avait eu la riche idée de rester à bonne distance et constata les limites de l’élasticité de leur corps. Leurs dents irrégulières s’agitaient à une coudée d’elle, dégoulinant d’un suc probablement caustique. Un des gobe-têtes parvint à s’étirer assez pour laisser ses dents riper contre l’épaule de la femme. La blessure n’était pas très profonde mais suffisamment douloureuse pour être rageante. Ce mode de combat n’était effectivement pas très approprié… L’humaine sortit donc une nouvelle Lueur de Thami pour les repousser. Les monstres furent partagés entre fuir cette lumière intense et attaquer leur proie nouvelle. Le résultat de l’opération fut quelques minutes d’hésitation à plusieurs coudées de la chasseuse de monstres. Elle maintint sa fiole d’une main et c’est avec sa seconde main qu’elle continua méticuleusement de scier l’extrémité de sa proie. Le monstre était en partie assommé par les coups d’épée mais il était surtout immobilisé par le fluide collant qui avait été consciencieusement déposé sur le mannequin au préalable. Cela permit à Hédéraée de finaliser son travail en relative sécurité sans faire fuir le gobe-tête. Quelques coups d’épées plus tard, la tête du monstre et son corps se séparèrent en deux morceaux distincts.
C’est quelques minutes après cela que la chasseuse de monstres disposa son trophée à l’extérieur. Elle était à nouveau en quête de lumière naturelle pour procéder à sa dissection. À son arrivée à l’orée du souterrain, sa jument attachée là se mit à hennir. Celle-ci n’appréciait jamais l’arrivée d’une carcasse de monstre. Pour Hédéraée non plus, la dissection ne représentait pas une partie de plaisir, tant pour les odeurs nauséabondes qui émanaient de ces restes que pour leur aspect visuel infâme. Mais elle savait que la dissection était un outil puissant qui lui permettrait d’accroître ses connaissances sur sa cible très rapidement, et ce malgré le fait qu’elle ne disposait ici que de la moitié du monstre qu’elle souhaitait étudier.
Avant toute chose, elle mesura et pesa la créature en la comparant à plusieurs outils de référence : baguettes de bois et sacs de sable. Une fois ces métriques renseignées, le gros de la tâche allait pouvoir commencer. Les principaux outils qu’utilisait un Sang-froid pour une dissection étaient une large scie pour entamer les grosses parties de chair ou d’os, un petit couteau très aiguisé pour découper à peu près tous les tissus, ainsi qu’une loupe portée sur le visage comme un monocle. Elle commença par ouvrir ce qui restait du tube digestif pour en examiner la structure. Ce dernier semblait très simpliste malgré les quelques glandes produisant des sucs sur son long. La bouche comportait de nombreuses dents en forme d’hameçons répartis tout autour de l’orifice buccal. Ensuite, l’œsophage continuait probablement jusqu’à la base du monstre où il pouvait digérer sa proie. Elle constata cependant que ce tube était très musculeux, très certainement pour permettre l’acheminement du repas jusqu’au plafond de la caverne où siégeait le reste du gobe-tête.
C’est lorsqu’elle essaya de découper l’épaisse chair externe qu’Hédéraée eut une surprise. Son scalpel fut arrêté net par un obstacle. Une solide plaque logée entre deux muscles. Cela l’intrigua et elle prit alors soin de séparer chaque muscle à la recherche d’autres plaques de ce type. Elle ne fut pas déçue et en trouva de nombreuses. Presque une entre chaque interstice, et à intervalles réguliers. Le matériau qui les composait était assez solide mais de bons coups de marteau suffisaient à le faire plier. Soudain, la chasseuse de monstres comprit de quoi il s’agissait : de la chitine. La chitine présente chez ce monstre s’était développée à l’intérieur de la chair et pas à l’extérieur comme chez les autres Insectoïdes.
La lumière se fit alors dans son esprit. Elle avait mal classifié ce monstre. Il ne s’agissait pas d’une Bête, mais d’un Insectoïde. Et c’est cette information qu’elle devait utiliser pour vaincre son ennemi. Elle fouilla prestement sa besace et s’empara d’une Huile contre les Insectoïdes. Cet épais liquide, concocté à partir d’un mélange de bourgeons de Delphiniale et d’huile de Pin noir, était souvent utilisé pour affronter ce type de monstres. Elle versa quelques gouttes sur la carcasse inanimée mais sans succès. Puis elle versa une goutte sur les plaques extraites. Cette fois, la réaction fut immédiate ! La chitine se mit à chauffer, à dégager une légère fumée et quelques instants plus tard, à se fragiliser. Ensuite, un léger coup suffit à la faire se désagréger. Hédéraée souffla et sourit, fière de sa découverte.
D’ordinaire, les Huiles de combat étaient utilisées pour enrober les armes et infliger des dégâts au monstre directement sur sa peau. Ici, cela semblait être inutile. Hédéraée avait donc dû ruser. Elle retourna dans la caverne avec un nouveau dispositif de son invention.
Elle poussait son mannequin d’entraînement, fortement endommagé par le combat qui venait d’avoir lieu. Mais cela importait peu. Elle avait fixé une outre en peau de chèvre à la place de la tête. Celle-ci était remplie à ras bord d’Huile contre les Insectoïdes, la plus concentrée possible. La chasseuse de monstres poussa donc le mannequin jusqu’aux gobe-têtes.
Rapidement, plusieurs d’entre eux se déplièrent et se saisirent de l’appât. Certains vinrent s’agripper au niveau des bras du mannequin, d’autres vinrent essayer d’en sucer les épaules, sans grand succès. Mais le plus intéressant était arrivé : l’un d’entre eux s’était fixé autour de la nuque de bois et se mit à consommer la tête. Silencieuse, l’humaine observa le repas du monstre. Assez lentement, ce dernier grignotait sa proie. Les sucs et la salive se mélangeaient, achevant d’endommager le bois du mannequin. Le gobe-tête suçait la « tête » méticuleusement. On devinait aisément qu’un humain mourrait d’asphyxie lors d’une telle attaque. Le temps passé dans la bouche du monstre était bien suffisant pour ça, et cela sans compter les divers liquides qui risquaient d’obstruer les voies respiratoires. Puis, au bout d’un moment l’outre se décrocha du mannequin pour terminer d’être digérée dans la gueule du monstre. Le gobe-tête se replia alors et retourna au plafond pour assimiler son repas et le digérer.
Cette opération fut assez longue, mais au bout de plusieurs minutes, le monstre cessa de déglutir. Il avait avalé l’outre d’Huile. Malheureusement, cela resta sans effet. Cette fois, Hédéraée commença à désespérer. Excédée, elle s’empara de son fusain et de son carnet. Elle s’apprêtait à décrire rageusement son nouvel échec. C’est à ce moment que dans le silence de la caverne, parmi les grognements du groupe de monstres, un cri étouffé se fit entendre. Le gobe-tête eut un sursaut. Il commença lentement à tressaillir, puis à se contorsionner. Ses cris indiquaient une réelle douleur en son sein.
Après environ deux minutes de soubresauts, le gobe-tête se recroquevilla sans un bruit. Il ne bougeait plus et un filet de salive s’écoulait lentement de sa bouche entrouverte. Malgré tout, en faisant bien attention, on pouvait déceler une légère respiration : il vivait toujours. Hédéraée saisit son arc et une flèche toute simple pour achever sa cible. La flèche vola vers le plafond de la caverne, mais cette fois, elle ne fut pas arrêtée par la chair du monstre. Bien au contraire, le projectile s’enfonça sans la moindre résistance dans le gobe-tête. Cela fut même surprenant car sa course ne fut même pas arrêtée : c’est en percutant le monstre situé derrière que la flèche glissa et tomba au sol. La cible avait été transpercée de part en part. Elle présentait maintenant un trou béant duquel s’écoulait une hémolymphe épaisse et brune. Après quelques cris et une dernière contorsion, le gobe-tête s’éteignit en se décrochant du plafond pour venir s’écraser lourdement au sol.
Hédéraée avait accompli sa mission. Elle récupéra le cadavre entier de sa cible pour le disséquer. Elle reporta ses schémas comparatifs dans son carnet. Elle nota ses observations et sa méthode de lutte, très fière de son dispositif. Le retour dans les locaux de la Compagnie serait glorieux puisque cette mission était un succès : un descriptif complet de l’écologie et des méthodes de lutte contre cette espèce de monstre. Avec ce type de méthode, la Compagnie des Sang-froids pourrait continuer son œuvre de chasseurs de monstres sans problèmes. Mais malheureusement pour leurs victimes, il restait nombre d’espèces de monstre à identifier à travers le vaste monde. Autant de travail à mener pour Hédéraée de Sang-froid et ses compagnons.
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