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Donaldo75
26/3/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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J'ai trouvé ce texte très bien écrit, à lire en écoutant Einstürzende Neubauten. Il y de la poésie, une forme parfois cubiste, dans ces lignes narratives alors que le sujet est tout sauf poétique. J'ai mis du temps à comprendre - et encore, je me suis fait aider par une petite voix - mais quand j'ai compris je me suis dit que ce texte était encore plus fort que je ne l'avais pensé lors de ma première lecture. Je pourrais analyser encore et encore pour commenter de manière plus approfondie mais ça polluerait mon impression, lui enlèverait sa partie intuitive, son côté émotionnel, spontané, voilà spontané c'est le qualificatif qui me vient immédiatement à l'esprit. Cette écriture est riche, cette manière de raconter est pyramidale et pourtant la lecture reste spontanée, le mystère ne se découvrant qu'en répétant la lecture.
C'est fort, non ? Bravo ! |
Cyrill
5/4/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Quand un fait-divers se transforme et transcende la simple relation journalistique de fait-diversiers en mal de sensationnel, pour se teinter de poésie et s’emmailloter dans le temps.
J’avais un vague souvenir de ce drame. Peut-être que, comme la locutrice, je l’ai entendu alors que j’étais occupé à d’autres pensées. Comme souvent quand « la grande bouche de l’amie hertzienne [déverse] ses coulées de parlotes ». La petite fille dans le coffre s’inscrit comme un minuscule chat dans la gorge immense du monde tel qu’il ne va pas : « singulier ». Il se la racle et tousse et poursuit sa dégringolade. Une plume qui médite et laisse les mystères planer, les monstres rôder, l’hiver s’installer tout en échos et reflets. Juste quelques lignes, mais que de richesses en elles ! et Séréna peut se rendormir sereine en un non-lieu, bercée d’une non-existence, tandis que nous continuerons peu ou prou à vivre. Écouté d’une seule oreille tandis que l’autre baguenaude, le journal d’actualités, qu’elles soient majuscules ou minuscules, prend des allures fantasmagoriques. Ou quand la poésie fait diversion. Bravo Myndie ! |
Eskisse
5/4/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Bonjour Myndie,
Le fait brut transposé dans l'encre de la poésie où comment le fait divers fait irruption dans nos vies, s'articule à elles. Pas de jugement, pas d'ergotage, juste la relation du fait. L'écriture est très belle. Un poème de fin d'humanité. |
Dimou
5/4/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
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Une brève d’excellence, comme les précédentes, et comme les précédentes c’est poétique : tu sais mettre le vocabulaire nécessaire à l’impact ; mais jamais les ingrédients ne délient : chacun est là pour flatter le neurone.
Excellente ai-je dit : Ou comment tirer la beauté de l’indicible, le savoureux de la noirceur. C’est du talent tout ça. Peut-être plus que ça d’ailleurs. Ça scintille. Peut-être feras-tu de cette catégorie littéraire ta spécialité ? Dur de rentrer en profondeur dans cette histoire en tant que commentateur, je préfère livrer de courtes impressions, mais tout est dit par tes soins de toute manière. Chouette, très chouette brève. Bon week-end Myndie. |
papipoete
5/4/2025
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
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bonjour Myndie
A lire jusqu'à la fin et comprendre quelle était cette petite héroïne, qui dormait dans son berceau de métal, et tétait son pouce pour l'éternité ? Un fait divers pouvant se passer en été, comme au temps des frimas, lorsque la mort est au bout du chemin. NB je ne saisis pas s'il s'agit d'un " oubli " de la part d'une mère tête-en-l'air ", ou bien d'un meurtre prémédité ? Les 3 dernières phrases sont fort poétiques, au milieu de cet instant sordide " les vents de farine... "très visuel ! Mon avis cependant pencherait vers l'image d'une " paumée ", qui oublie tout jusqu'à déposer son bébé non point dans un couffin, mais dans un cercueil de tôle. |