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Humour/Détente
solidane : Euthanasie Legourmandais
 Publié le 08/12/08  -  24 commentaires  -  10762 caractères  -  233 lectures    Autres textes du même auteur

Vieillir à deux, un pari bien difficile. Eugènie-Anasthasie trouvera-t-elle la solution ?


Euthanasie Legourmandais


Euthanasie Legourmandais arpentait sa petite cuisine au carrelage à damier noir et jaune. Elle se prénommait en fait, Eugénie Anasthasie, en mémoire de célèbres impératrices. La famille avait toujours eu un goût prononcé pour les prénoms prestigieux tout autant que pour les diminutifs, quand ce n’était pas des contractions. À l’approche de son hiver, elle comptait soixante-dix-huit printemps, elle avait fêté ses noces d’or avec le Raymond, il y avait bien six ans maintenant. Comme souvent, Euthanasie était soucieuse. Parfaite maîtresse de maison, aucun des travaux ménagers qui étaient son lot quotidien n’aurait pu creuser cette barre sur son front qui engloutissait à elle seule toutes les autres rides.

Raymond était savetier à la retraite depuis près de dix ans, il occupait ses journées à conduire quelques derniers travaux promis à d’anciens clients, pour lesquels il n’avait jamais eu le temps d’honorer ses engagements. Orfèvre dans son domaine, il avait accepté tant de commandes que dix ans après, il n’en était toujours pas venu à bout.


Campée devant ses confitures, Euthanasie s’affairait à en ôter l’écume, pendant que sur un autre feu mijotait le potage du soir, ses pensées revenaient inexorablement au seul problème que cette fin de vie lui posait encore. Leur mariage avait été heureux, l’était sûrement encore, n’eût été cette petite difficulté, ce curieux handicap que traînait Raymond à longueur de journée. Ils avaient eu trois enfants, tous bien mariés, aucun n’avait repris l’affaire paternelle, ce qu’elle n’avait jamais déploré. Les journées passaient donc sans encombre, en tout cas tant que Raymond restait enfermé dans son atelier. Mais dès qu’il réapparaissait, elle vivait à nouveau l’enfer. C’était le meilleur des maris, jamais elle n’avait songé à le quitter, comme cela semblait être l’usage de nos jours. Non, ils vivraient et vieilliraient ensemble, pourtant elle songeait sérieusement à s’en débarrasser.


Raymond n’avait aucun défaut, il avait toujours été prévenant et même aidant. Au cours des évènements difficiles de leur longue vie commune, il avait toujours su agir comme il convenait, trouver les mots qui la rassuraient. C’était son Raymond, de ça elle n’avait jamais douté. Ce qu’elle reprochait à son mari, véritable obsession chez elle à présent, c’était ce qu’elle nommait : « ses assiduités ». Raymond n’avait jamais connu qu’une femme, son Euthanasie, cela faisait soixante ans qu’il ne vivait que pour elle, ne pensait qu’elle, ne désirait qu’elle. Ce désir justement s’exprimait dès qu’il la voyait. Une érection permanente le dévorait alors ; les yeux fiévreux, son regard n’était que concupiscence. Et ça, Euthanasie n’en pouvait plus. Là prenait racine le problème d’Eugénie Anasthasie.


Qu’elle fût comme en ce moment devant ses fourneaux et qu’il pénétrât dans la pièce, il se dirigeait inévitablement vers elle ; une grosseur déformait déjà son pantalon, il l’accrocherait à une chaise en contournant la table, renverserait un vase, s’approcherait d’elle et la saisirait par les hanches. Au début, elle l’avait repoussé gentiment, acceptant au plus un petit baiser dans le cou. Mais là, c’était trop, insupportable, et Raymond échappait difficilement à un solide coup de louche ou de spatule sur l’objet de leur désaccord. Ils en avaient souvent débattu, Eutha lui avait clairement expliqué que l’âge des frivolités était révolu, qu’était venu celui de s’aimer différemment. Raymond en convenait, mais il ne pouvait s’exprimer autrement. Qu’ils fussent assis sur leur chaise à regarder la télévision, elle sentait ramper le sexe de Raymond le long de la jambe de son pantalon, serpent vicieux à la recherche d’une sortie, d’une ouverture vers celle qui l’attirait inévitablement. Elle gardait d’ailleurs toujours un objet à la main, son balai, une tapette à mouches, une longue cuillère à manche en bois, de quoi réfréner l’entrain du reptile. Soixante-quinze ans, il était pourtant grand temps que ses ardeurs se calmassent.


Elle avait essayé nombre de traitements, bien souvent à l’insu de son mari intempérant. Par exemple, quinze jours d’affilée, elle avait versé une dose d’assouplissant dans son potage, de la Soupline comme elle disait et pas de la Cajoline dont l’effet eût été contraire, espérant ainsi ramollir suffisamment cette trique sulfureuse. Car pour Euthanasie, il y avait du démon là dedans. En vain, la bête, assoupie pendant cinq minutes au plus, reprenait ses démarches ténébreuses. Raymond, rempli de son désir, comprenait difficilement les objections d’Eutha : elle n’avait pas toujours été aussi prude et ça, il s’en souvenait parfaitement. Quand l’ambition du Raymond devenait trop forte, ils en arrivaient même à mener de longs combats dont elle sortait toujours vainqueur, lui armé de son pénis extravagant, elle d’un simple manche à balai. Eutha n’ouvrait même plus les volets de la petite cuisine, par peur qu’une voisine n’assiste à ces duels incongrus.


Par ailleurs, Raymond restait égal à lui-même, sa voix, sa gentillesse, sa prévenance démentaient à tout moment ce que « l’autre » insinuait à tout instant. Le problème d’Eugénie Anasthasie devenait alors son obsession. Elle devait s’en débarrasser.


Le nombre de ses tentatives infructueuses pour calmer la bête devenait impressionnant. Elle en avait parlé au docteur, à mots cachés bien entendu, mais aucune des pilules prescrites n’avait eu le moindre effet. Les garanties données par le rebouteux n’avaient pas eu plus de succès. La petite fiole d’eau bénite que lui avait concédée le curé à la suite d’une confession courageuse s’était avérée aussi inefficace que tous ces produits vantés à la télé devaient l’être. Antivieillissement, antirides, anticellulite machin chose, il était remarquable de constater par ailleurs, qu’on n’y proposait jamais d’antirigidificateur de sexe masculin. Décidément, il ne restait que la suppression du problème à la base. Elle n’était pas arrivée à cette conclusion sans atermoiements, sans déchirure. Non, cela s’était produit alors que, pensive, écossant des petits pois, les yeux baissés sur ses sabots, elle avait aperçu le motif que Raymond y avait finement ciselé. Il s’agissait d’un petit sexe miniature, gravé dans le cuir, comme dans la Rome antique, avait souligné son mari qui ne manquait pas de culture. Elle avait accepté ce gage de son amour avec un sourire, mais cela remontait bien à vingt ans auparavant. N’empêche que le mal, déjà grandissait, elle n’y avait pas pris garde alors.


Elle hésitait profondément. Elle pouvait aisément liquider « l’empêcheur de tourner en rond » tout en conservant son mari. Des tas de méthodes de castration existaient, elle le savait : utilisation de deux briques, intervention chirurgicale… Mais là, serait-elle remboursée par la Sécu ? Il faudrait se renseigner. Maintenant Raymond, privé de sa « raison d’être », serait-il encore « son » Raymond ? Rien n’était moins sûr.


L’idée lui vint aussi de procéder à une éradication totale : la bête et ce qui allait avec. Bref, assassiner son mari ! L’idée ne la rebutait plus, tant l’enfer s’était installé à demeure, mais se passer de son doux compagnon lui paraissait insoutenable.


Les petits pois s’amoncelaient dans le saladier, tandis qu’elle ruminait cet étrange choix. Plusieurs scénarii lui traversèrent l’esprit dans le cadre d’une liquidation totale. Adepte des romans policiers de la collection 10/18, une idée lui vint qui la séduisait plus particulièrement : le clou chinois. Il s’agissait de se procurer une très longue et très fine aiguille, ce qu’elle trouverait sans mal dans l’atelier de Raymond. Elle l’enfoncerait d’un coup sec à l’aide d’un maillet dans le crâne du patient pendant son sommeil. Pas de trace de sang, résultat garanti, quelques risques subsistaient malgré tout en cas d’autopsie. Dans le même temps, elle se dit que cela pourrait facilement passer pour un banal accident du travail. L’originalité de la méthode la satisfaisait pleinement. Elle se proposa de la soumettre à son mari, cette pensée stupide la laissa quelque peu interdite.


Cet arrêt momentané du cours de ses pensées avait pourtant une autre cause. Eutha percevait la reptation, l’attouchement bestial le long de ses reins. Il était là et elle ne l’avait pas senti venir. Désespérée, et plus encore paniquée, elle se retourna d’un trait tandis que de ses deux mains elle assénait un violent coup de saladier sur le sexe de Raymond. Les petits pois sautèrent hors du récipient, se répandirent sur le carrelage à damier, roulèrent sous les meubles : une fuite éperdue, probablement apeurée. Le corps et l’appendice tombèrent mous, plus encore qu’elle n’avait jamais pu le souhaiter.


Raymond gisait inerte, sûrement mort et définitivement calmé pour le compte. Terrorisée, regrettant amèrement ce qu’elle n’avait pas voulu, pour l’avoir ardemment désiré, Eutha se jeta à genoux et tenta de ranimer son mari. Elle lui susurra quelques mots doux, pencha plus encore sa tête contre celle du Raymond. Rien ne semblait pouvoir le ramener à la vie. Alors, elle le frictionna fortement, le gifla un peu… Une curieuse sensation, ce faisant, grandissait en elle… impression de déjà vu. Poursuivant son labeur, elle l’embrassa goulûment, ses mains s’activaient sur tout le corps du gisant. Elle reconnaissait enfin ce qui la troublait, cet émerveillement avait un nom : le désir. Les frictions qu’elle administrait s’étaient étendues au sexe de son mari, elle en reconnut la tendresse. Et ce fut la « chose » qui la première ouvrit un œil, sortit de la torpeur et se redressa assez mollement. Le reste du corps semblait encore endormi, puis les yeux cillèrent, le nez palpita, et Raymond reprit ses sens. Découvrant son Euthanasie toute à son affaire, au plaisir retrouvé, un large sourire illumina son visage. Elle lui rendit ce sourire. Seul le serpent paraissait indifférent, les fortes incitations d’Eutha semblaient vaines, tout restait mou chez celui qui ne méritait plus que le nom d’asticot. La violence du choc avait occis l’énergumène irrémédiablement. Pour Raymond, il était enfin temps d’aimer autrement.


Le désespoir s’abattit alors longtemps sur le couple. Raymond, devenu taciturne, s’enfermait de longues heures dans son atelier. La main d’Euthanasie, qui cherchait à pénétrer son asile en forçant le verrou, le paniquait. Il n’en pouvait plus des sollicitudes de sa compagne. Il ne pouvait faire un pas dans la minuscule cuisine, sans que celle-ci se jette à son cou, et inévitablement se mette à le tripoter. Il lui avait expliqué longtemps que le temps des frivolités était révolu, qu’il était temps de s’aimer… différemment.


Alors quelques lugubres pensées naissaient dans l’esprit de Raymond. Mais comment s’en débarrasser ?



 
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   Anonyme   
8/12/2008
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
Exceptionnel.
L'histoire d'abord, qui s'érige bien au dessus de la mêlée onirienne.
Le style impeccable et jubilatoire.
Et surtout le "handicap" de Raymond qui doit rendre bien des seniors verts de jalousie.

La phrase que je préfère:
"Soixante-quinze ans, il était pourtant grand temps que ses ardeurs se calmassent."

   MissNeko   
8/12/2008
 a aimé ce texte 
Passionnément ↑
tout est exceptionnel ! le style, la narration, l'histoire, la chute...
j ai dévoré ce texte du début à la fin.
un régal !
merci pour ce moment de lecture appréciable

   widjet   
8/12/2008
 a aimé ce texte 
Un peu ↑
Exceptionnel, non. Mais très plaisant oui. Pas tant au niveau de l'histoire dont la mécanique est assez connue (le principe des vases communicants) qu'au niveau de l'écriture, assez coquine et ne tombant jamais dans la vulgarité. Il y a de l'esprit, de l'humour et de la légèreté dans ce texte sympathique que je conseille à tout le monde.

Widjet

   Menvussa   
10/12/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Je ne mettrai pas exceptionnel, ma nouvelle religion (saint Oniris priez pour nous) me l'interdit. Et puis un texte exceptionnel je ne m'en remettrai pas, alors heureusement qu'il ne l'est pas. Et à force de trop bien noter on risque de décourager les auteurs qui craignant de n'être capable de réitérer leur exploit vont tout bonnement cesser d'écrire ce qui serait fort dommageable pour le lecteur que je suis. Donc je me contenterai d'un Très bien + à défaut de mieux.
Je partage le choix de Pierre pour cette phrase sublime affublée d'un passé simple aux allures ambigües, quel régal. Et puis calmasse ça fait un peu calmar, pire qu'un reptile.

J'ai bien aimé le com de Widjet, coincé entre moyen - et moyen + dans ses notations. Allons que diantre libérons-nous. Ce texte, c'est tout bon, rien à jeter.

Tiens pour élever le débat, ce texte illustre fort adroitement cette maxime de Pascal (si je ne m'abuse) disant que : L'homme n'est ni ange ni bête et le malheur veut que, qui veut faire l'ange fait la bête.

Merci donc cher auteur. Un texte soide et un auteur qui n'a rien d'un âne.

   Flupke   
11/12/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Bonjour Solidane,
Une bien jolie fable très divertissante et un style très agréable
J’ai adoré la soupline (pas de la cajoline) et la fiole d’eau bénite et aussi le retournement de situation.
Très original. Bravo et merci pour cette petite séance d’humour.
Amicalement, Flupke

   Selenim   
19/9/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Une bien belle fable aux (petits) pois sauteurs frais.

C'est léger, coquin et enjoué.

Quelques regrets au sujet des velléités d'assassinat d'Eutha, je les trouve démesurées par rapport à la nature du problème.

J'aurai préféré une exploration plus "délirante" du côté des ramollissants sexuels. Cajoline était un bon début.

Mais je chipote.

   melonels   
15/12/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
On ne quitte pas des yeux ce récit, il est drôle même dans son drame. Qu'il est plaisant de vous lire. L'histoire est cocasse et c'est toujours avec un sourire en coin que l'on parcours ce texte.
Du début jusqu'à la fin ce n'est que plaisir. Merci.

   Jedediah   
25/12/2008
 a aimé ce texte 
Passionnément
Bravo !
Tout dans ce texte contribue à en faire une nouvelle très drôle et très agréable à lire et à relire...
C'est le titre, plein d'humour, qui a tout d'abord capté mon attention.
Quant à l'histoire, si elle peut surprendre par son incongruité, elle n'en demeure pas moins hilarante et fait preuve de beaucoup d'imagination...
L'écriture est très bien maîtrisée, je ne trouve rien à y redire, et la chute est diablement bien inspirée...

Merci pour cette publication !

   Anonyme   
25/12/2008
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
J'aime beaucoup le style, un auteur que je suivrai avec assiduité...

   jensairien   
25/12/2008
ce texte, bien écrit rien à redire, m'a laissé de marbre. Je ne comprends pas le propos, parler de sexe n'est jamais bien facile, mais le faire de cette façon n'a guère soulevé mon enthousiasme. Je trouve ça fade, presque ridicule.

   dekado   
22/1/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Un vrai régal ! comment parler de sexe du 3ème âge avec humour et une certaine tendresse. Le retournement de situation de la fin est délicieux, quoiqu'innexplicable (retour de flamme de la petite dame), disons qu'il arrange bien l'auteur pour amener sa chute.
Mais malgré ce raccourci saisissant, c'était un plaisir.
Au fait, je ne savais pas que "deux briques" étaient remboursées par la Sécu, contrairement à l'acte chirurgical.

   liryc   
16/4/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Une écriture qui nous emporte dans un humour et un surréalisme où chaque ligne se lit avec le sourir, et où le vulgaire est totalement absent malgré le sujet. Une grande réussite. Bravo.

   colibam   
10/6/2009
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Le désir inassouvi, le plaisir fantasmé, le repentir pour baiser éternel.
Une histoire assez classique de vases communiquants pour ces deux bidochons en (mauvaise) herbe qui se courent après sans jamais se (re)trouver.
Vieillir à deux, un pari bien difficile ; mais pas nécessaire.

   NICOLE   
24/6/2009
 a aimé ce texte 
Passionnément
Je viens de vivre un moment parfait. C'est bien écrit, il y a de l'esprit, un sujet original et beaucoup de finesse ; ce n'est pas si fréquent, alors je dirais que c'est probablement....exceptionnel.

   Anonyme   
19/9/2009
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
La catégorie Humour est l'une des plus difficiles à honorer. Solidane est un auteur que j'apprécie de suivre et dont je ne commente pas forcément les derniers opus, mais je les lis. Cette nouvelle est truculente, écrite avec précision et mesure. La mesure qui est aussi incontournable en écriture qu'en musique, demande de la rigueur. Je trouve ici cette rigueur. J'ai aimé une particulière ambiance et la singularité de certaines expressions ; la simplicité du récit et un humour qui n'a jamais l'air cynique, et pourtant.
Le travail humble et payant de l'auteur puisque le résultat, j'ai vraiment apprécié.

   Anonyme   
27/12/2009
 a aimé ce texte 
Passionnément
Salut Solidane
Cette histoire, c'est du nanan.
L'écriture est soutenue, avec même ici ou là un imparfait du subjonctif.
Elle n'en fait que mieux ressortir l'aspect totalement déjanté de l'intrigue.
J'adore

   jaimme   
27/12/2009
 a aimé ce texte 
Passionnément
Me faire rire à haute voix en lisant. Il y a peu d'auteurs qui y parviennent avec moi.
Là tout y est: histoire, style, délicatesse (si, si).
Excellent!

Priapisme!

jaimme

   Perle-Hingaud   
27/12/2009
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Mon Dieu, c'était donc pour ça que Mémée fermait ses volets ? (elle m'a toujours dit que sa cataracte...).
Hilarant.
Pour essayer d'écrire constructif, je préciserai que le rythme est à la hauteur du vocabulaire: trépidant, enjoué, léger.
Merci pour ce trés bon moment.

   Anonyme   
17/4/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
J'ai trouvé cette histoire assez originale.
Le texte se lit fort bien.

Pitêtre que le "point de vue" du Raymond n'est pas assez développé, en ce sens on ne connaît réellement les motivations, les causes, de cet anaconda qui refuse le repos.

Entre humour, tendresse et désespoir, cette nouvelle est un hymne à l'amour, acide, grinçant mais émouvant.

   Anonyme   
8/7/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup
j'ai adoré ! un texte rafraichissant sans fautes littéraires. une fin imaginative qui ne laisse pas sur sa faim. beaucoup de détails permettant de bien se représenter les scènes et le climat de l'histoire. merci

   Anonyme   
26/10/2010
 a aimé ce texte 
Passionnément ↓
Alors là, on n'est pas volé !
Je ne prête que peu d'attention à la catégorie, mais elle n'est pas usurpée en l'occurrence. C'est marrant du début jusqu'à la dernière phrase. Le style, le langage, accentuent d'ailleurs fort bien par le second degré l'effet comique. Ça se tient tout du long. Le champ lexical est exploré très richement, mais fort à propos et sans jamais de mauvais goût, pour éviter l'écueil de la répétition.
On se trouve très rapidement à se demander comment cela va finir. Alors, forcément, le risque est énorme d'être déçu. Et on ne l'est pas ! Et d'ailleurs, ce n'est pas fini.

Bien que dans le registre du burlesque, on imagine très bien les lieux et les situations. Plus que les imaginer, on y est.

Fuis-moi que je te rattrape !... classique... mais maintenu ici sous la ceinture en évitant la vulgarité facile.

Vous maîtrisez fort bien le langage, la conjugaison en particulier, mieux que moi, mais j'ai tout de même un doute, ici : "C’était le meilleur des maris, jamais elle n’avait songé à le quitter, comme cela semblait être l’usage de nos jours." N'y aurait-il pas un problème de temps ? J'aurais mis "semblerait", mais me serais peut-être trompé.

Quant à ceci : "scénarii", j'ai lu récemment que le mot "scénario", étant passé dans la langue française (la preuve, l'accent !), s'accordait comme tel au pluriel : "scénarios". On peut doubler le "i" si l'on considère ce mot comme emprunt à une langue étrangère, mais dans ce cas l'accent est de trop.

Je chipote. C'est uniquement pour trouver le moyen de vous transmettre un peu plus que mes félicitations.

   Anonyme   
7/11/2010
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Aaaaah, comme c'est joliment écrit ! Et comme je me suis amusée !
De la Soupline dans le potage, quelle bonne idée ! Et la fin, c'est un Oshima version troisième âge.

J'ai adoré les descriptions du pénis ravageur de Raymond : "la bête, assoupie pendant cinq minutes au plus, reprenait ses démarches ténébreuses.", la "trique sulfureuse", le "pénis extravagant"... Vous avez, Solidane, échappé avec beaucoup de finesse à la trivialité.

J'ai quelques remarques ponctuelles à faire sur la forme, mais toute au plaisir ce relire cette plongée dans les affres d'Euthanasie, je vais m'en abstenir, car ce sont des broutilles.

Quelques conseils, cependant : le bistournage au chiffon n'est pas sanglant. La pause d'un élastique entraîne des douleurs considérables (je déconseille). Quant à la chimie, spironolactone et acétate de cyprotérone seront des alternatives efficaces au bon vieux bromure assaisonnant la soupe des militaires en poste aux îles Kerguelen.

   plumette   
27/7/2016
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↑
Qu'il est plaisant de dénicher dans le catalogue d'oniris des nouvelles de cette qualité!
Merci pour cette amusante récréation au milieu d'un après-midi de labeur.
bravo pour la contraction et vague contrepétrie d'Eugénie et Anasthasie. Ce prénom a tenu ses promesses!
l'écriture est au petit poil! les solutions pour se débarasser de la bête sont pleine de malice pour certaines. La chute par retournement est peut-être ce qui m'a le moins convaincue! ( mais pleine de promesse pour la libido des femmes de presque 80 ans!)


Bravo!

Plumette

   Louison   
2/6/2017
 a aimé ce texte 
Bien
Je ne me suis pas ennuyée un instant. Qui est pris qui croyait prendre! Voila une histoire de priapisme bien amenée. Jamais vulgaire, la description est pourtant très claire, et j'ai vu ces deux là comme si j'étais dans la cuisine. J'aime le retournement de situation et la dernière phrase, explicite.


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