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Poésie contemporaine
Boutet : Boulevard des joyeux
 Publié le 17/03/25  -  6 commentaires  -  727 caractères  -  138 lectures    Autres textes du même auteur


Boulevard des joyeux



Quand la faux passera ne pleurez point ma mort
Car je ne suis qu'un souffle éphémère de vie,
Si mon cœur bat toujours tout mon être s'endort
Et rêve d'un repos en parfaite harmonie.

Tel un feu qui s'éteint, une brise qui dort,
Je crains de n'être plus que la braise assoupie
D'un volcan paresseux s'opposant à l'effort
De cracher le trop-plein au gré de son envie.

Ils trépignent déjà mes amis, mes aïeux,
Mes chiens, seuls compagnons bienveillants et fidèles
De m'accueillir là-haut : Boulevard des joyeux.

Ah ! laissez-moi partir et déployer mes ailes !
Voler comme l'oiseau féru de liberté ;
La Vie est un parcours, la Mort l'éternité.


 
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   papipoete   
3/3/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
néo-classique
Ils sont sur le seuil de leur nouvelle maison, à m'attendre en espérant non point ma déchéance, mais le dernier jour de mon passage sur Terre, comme on referme un album dont les pages sont toutes remplies.
NB je n'ai pas peur de les rejoindre, car l'on ma dit qu'ici, on est tous joyeux, et les méchants en Enfer ne nous rejoindront jamais.
une douce façon d'imaginer la Mort, simplement en songeant
" tiens, au fait demain je meurs ! "
fasse que ces vers jolis soient le programme de bien des Partants, ( quand l'âge le justifie )
que le trépas, sous vos lignes est réconfortant et apaisant, mais sur notre planète, rare est l'endroit d'un tel départ...
le premier tercet est si jubilatoire !
ce poème se lit avec une telle facilité de compréhension !
je ne vois RIEN qui s'oppose à la forme Classique ?
papipoète

   Ramana   
17/3/2025
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
"Si mon coeur bat toujours tout mon être s'endort", m'évoque un être au crépuscule de sa vie, pour qui tout a déjà été dit, avec ses chiens seuls et derniers compagnons mais déjà trépassés, et qui n'aspire qu'à retrouver les siens, lesquels ne manqueront pas de l'accueillir la mort venue.
Le thème est éprouvé, mais cette version personnelle est juste, et la lecture coule aisément compte tenu des difficultés liées à l'astreinte prosodique.
Bon, il y a la disposition des rimes dans les tercets, non conforme aux canons du sonnet classique. Et je me demande si "là-haut" dans le vers 11 n'est pas un hiatus ? Mais qu'importe...

   Pouet   
17/3/2025
trouve l'écriture
aboutie
et
aime bien
Salut,

je me suis laissé porter par la lecture, le ton, le "message".
Pathos aucun évidemment.
Peut-être un brin de facétie ?
Un peu un poème-respiration. Avant expiration.
Merci, agréable. Et finalement, émouvant. Dans sa toute simple humanité.

   Cristale   
17/3/2025
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
Bien, d'accord, je ne pleurerai point et vous laisserai partir, libre comme un oiseau vers le Boulevard des joyeux.
Merci pour ce sonnet testamentaire aux dernières volontés agréablement versifiées.
La catégorie visée n'absout pas le péché de deux pauvres petites rimes 'ie' sans jambes jumelles en V, malgré leur gaie sonorité.
Peu importe, le message est poétiquement exprimé.
Et me plaît.

   Provencao   
18/3/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour Boutet,

Ce boulevard des joyeux est un enchantement suprême, c'est comme s'il venait seulement pour qu'on sût que réellement on existe et que la vie existe.

Joli soupir qui accueille corps et âme.

Au plaisir de vous lire
Cordialement

   Yannblev   
23/3/2025
Bonjour Boutet,

« On ira tous au paradis » comme disait l’autre. Du moins il faut s’en persuader, surtout quand le temps qui passe nous brise un peu les ailes et qu’on rêve encore d’envolées.

Le ton et les mots pour nous dire ça sont justes et sa légèreté sensible met en valeur le foncier du propos : rien n’est parfois moins tragique que la mort.
Aucun doute sur la joie qu’on doit trouver sur ce boulevard.

Merci du moment.


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