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Anonyme
4/10/2014
a aimé ce texte
Bien ↓
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De loin je trouve que les deux quatrains sont meilleurs que les tercets qui, finalement, ne font que répéter ce qui a été dit précédemment. D'autant plus que le terme "soubresaut" me semble mal approprié, je ne comprends pas bien à quoi il se rapporte.
"Cornemuses" fait également un peu trop folkore à mon goût. Sinon ce sonnet est joliment fait et les images en phases avec l'atmosphère marine. |
margueritec
5/10/2014
a aimé ce texte
Beaucoup
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Bel hommage à ce doris échoué que le rythme du poème accompagne de son bercement.
Au-delà de la personnification de l'épave, dont j'apprécie la gradation de "doris échoué" à "épave gisant", et même si la Bretagne imprègne ce poème, j'y entends, à l'automne de la vie, la plainte et les sanglots universels de l'homme qui pressent son agonie future. |
Anonyme
24/10/2014
a aimé ce texte
Bien ↑
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Bonjour
Ce joli sonnet me donne un gout d'inachevé.Il me semble qu'il y a plus à dire sur l'histoire de ce doris échoué. L'auteur se contente de la description et même si elle est réussie il semble manquer quelque chose. La diérèse à ciel fait drôle mais nous sommes en poésie contemporaine. Bref, un poème où nous aimerions nous aussi écouter la plainte et les sanglots de ce bateau. |
Anonyme
24/10/2014
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Bonjour Francis
Un sonnet évoquant un bateau échoué sur la côte bretonne, tu me prends par les sentiments ou quoi ? En outre, il ne s'agit pas de n'importe quelle embarcation, mais d'un doris. Pour les béotiens, précisons qu'ils étaient conçus pour pouvoir être empilés sur les navires qui partaient de Saint Malo, de Paimpol ou d'ailleurs pour pêcher la morue du côté de Terre-neuve. Le moment venu on les mettait à l'eau pour que les pêcheurs puissent se disséminer sur les bancs de poissons. Cette pratique a disparu et ton doris agonise "Étendu sur le flanc, la grève pour tombeau." "Cornemuses, chantez l’histoire d’un bateau Oublié sur l’estran, l’ultime soubresaut De l’épave gisant sous un ciel d’automne." (On ne fait pas la diérèse à ciel, mais une cheville genre "beau" rétablira la métrique.) A la lecture je l'entends ce "gwerz" exprimer la souffrance et la nostalgie de ce canot qui s'exprime dans l'ultime tercet avec un lyrisme déchirant Seuls les terriens s'imaginent sottement que les bateaux n'ont pas d'âme. . Merci Francis et bravo |
leni
24/10/2014
a aimé ce texte
Beaucoup
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bonjour Francis
Il y a dans tes vers des accents de Tristan Corbières J'ai appris à connaitre un doris Son sort n'est pas enviable La description poétique de cette épave donne quelques jolies images ce 2 ème quatrain me plait beaucoup Les embruns sont glacés et sa coque frissonne. Il rêve des remparts du port de Saint-Malo Mais la vague s’en va ; la terre l’emprisonne Étendu sur le flanc, la grève pour tombeau. Ce sonnet a une âme Merci pour ce bon moment salut cordial Leni |
Pimpette
24/10/2014
a aimé ce texte
Bien
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Je suis toujours un peu déçue par ces poèmes entièrement des ccrptifs mais ici, c'est bien fait et sympathiduue! et en plus c'est notre région et, ç ce titre, ça me touche!
Je fais court... |
Robot
24/10/2014
a aimé ce texte
Bien ↑
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Rien à redire sur la construction du poème mais je trouve qu'il ressasse trop la même description et la même idée.
Exemple: La terre l'emprisonne - La vase l'englouti ou bien Esquif agonisant - épave gisant Les quatrains m'ont beaucoup plu. Les tercets répètent largement dans un autre vocabulaire le propos des quatrains. |
Ioledane
24/10/2014
a aimé ce texte
Un peu ↑
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Le thème me plaît, ce texte contient de jolis passages, mais d'autres sont plus maladroits ou convenus, voire un peu trop versés dans le pathos à mon goût.
"Le soleil a laissé son reflet dans les eaux" : j'aime beaucoup ce vers. "Ballotté par les flots", "Etendu sur le flanc", "l'épave gisant", "la vase l'engloutit" : tout cela fait un peu trop 'cliché'. La construction du dernier tercet manque un peu de fluidité. Le dernier vers notamment avec "sa plainte, ses sanglots" n'est pas très gracieux. Peut-être trop influencée par le sonnet classique dont ce texte empreinte vaguement la forme, j'attendais plus d'aspérité dans la chute, quelque chose de nouveau ; ici la fin du poème ne fait que reboucler avec le début. |
Edgard
24/10/2014
a aimé ce texte
Bien ↑
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Bonsoir Francis
J’admire toujours cette maîtrise des règles de prosodie, dans un poème. C’est le cas il me semble pour votre poème. Il y a aussi une belle musique dans les rimes et les mots. Il est vrai que l’on tourne un peu en rond avec la même idée, et pas mal de synonymes (gémit sa plainte, ses sanglots) on attendait peut-être une strophe sur les hommes qui l’ont utilisé, ce doris. L’ensemble est bien agréable à lire avec de belles images un peu nostalgiques qui surgissent au cours de la lecture. Ce fut un bon moment que cette lecture. Bien cordialement . |
Purana
24/10/2014
a aimé ce texte
Bien ↑
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Tout est là : un texte bien écrit, une excellente forme contemporaine et un thème émouvant et inspirant.
Quoi de plus pittoresque et inspirant qu'une vieille épave abandonnée? Un être dont l'esprit refuse de quitter ce corps qui l'a abrité si longtemps et qui a vécu tant de belles choses qu'il souhaiterait nous raconter ! Je me demande ce que cet esprit nous dirait si c'était lui qui prenait la parole à la place du narrateur. Je pense qu'il ne serait pas en mesure de se renfermer dans les limites confinées d'un poème plutôt court, sauf si chaque mot avait le potentiel d'exploser en des millions d'images. Il est vrai que l'on reste un peu sur sa faim. Mais comment exprimer les sentiments d'un tel objet vivant, sans une métamorphose, sans devenir soi-même l'esprit qui prend la parole ? Une tâche presque impossible... Merci à vous, Purana |
Pussicat
1/11/2014
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Un bel hommage à ce genre de p'tit bateau, une barquette à fond plat à ce que j'ai pu en en lire, qui n'a plus cours aujourd'hui et finit son voyage sur la grève, sur des galets bretons.
Je retiens les deux premiers quatrains qui plante le décor et le sort. Bien tournés ! Tout y est. Les deux tercets sont plus faibles, et pourtant cela commence bien au son des cornemuses - on reste dans l'ambiance. Petit accroc sur : "De l’épave gisant sous un ciel d’automne." qui me fait danser à cloche-pied. J'aurais vu un enterrement de première classe, genre cimetière marin, une fracture franche avec les huit premiers vers, alors qu'il me semble lire un double, une redite. A bientôt de vous lire. |
Curwwod
5/12/2014
a aimé ce texte
Bien
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Une forme de sonnet, qui se doit de figurer en contemporain de par la construction et les assonances, assez déséquilibré dans la qualité de ses strophes : j'ai bien aimé la personnification qui anime les deux quatrains, indiscutablement plus réussis que les tercets dont le ton emphatique et le pathos trop accentué nuisent à l'éclosion d'une vraie émotion.
C'est dommage, mais vous pouvez sûrement reprendre ce poème pour lui donner plus d'authenticité et d'unité dans le ton. |