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Poésie contemporaine
Marie-Cerise : Physalis
 Publié le 05/08/12  -  7 commentaires  -  603 caractères  -  423 lectures    Autres textes du même auteur

Le jeu des hasards qui pourraient être.


Physalis



dans ce pays étrange
où ton visage ne disparaît jamais
je suis allée sur la place du marché

là où rien ne change
sur cette place du marché aux esclaves
bêtes et gens cheminaient sans entraves

le ciel était orange
et sur le pavé des sombres ruelles
je vis une plante curieusement belle

beau comme un archange
un flâneur l’appelait amour-en-cage et
croisait une esclave qui me ressemblait

sans mélange
qui peut nous dire de quel côté
tanguent la servitude et la liberté
quand elles se livrent leur bataille


 
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   Anonyme   
11/7/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup
Oh, joli... Un poème court, acéré, où en quelques mots habilement décalés (rien ne change, le ciel est orange) toute une ambiance est distillée. J'apprécie l'ouverture de la fin sur l'arbitraire du hasard.
Bravo, vraiment. Beaucoup de simplicité (ce qui n'est pas facile), une langueur, un impossible, de la nostalgie...

   Anonyme   
22/7/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
Un joli poème très symbolique où le nom populaire de cette plante étrange "amour en cage" emporte dans une réflexion sur l'attachement, l'amour, la liberté, l'égoïsme... N'est-ce pas s'aliéner qu'aimer ou accepter d'être aimé ?
Le retour insistant du terme esclave, les mot entraves, servitude, l'expression "où ton visage ne disparaît jamais" me donnent l'impression que l'auteur nous confie très simplement un secret, son secret, au fond assez pessimiste : l'amour est une forme d'aliénation

   Marite   
5/8/2012
 a aimé ce texte 
Beaucoup ↓
Bien aimé les sonorités et le rythme de ce poème contemporain. Il nous conte une escapade " Dans ce pays étrange" sur "la place du marché". Toutes les rimes en "ange" qui commencent chaque strophe introduisent le lecteur en douceur dans la découverte de cette fleur appelée l'amour-en-cage.
La dernière strophe qui est plus une réflexion, un constat, enlève de la poésie à l'ensemble. Ceci est subjectif bien entendu.

   Pimpette   
5/8/2012
 a aimé ce texte 
Bien ↑
J'ai le sentiment que ce texte séduisant n'est pas aussi mystérieux qu'on pourrait croire...mais il me manque les clés!

C'est un peu comme ces chansons qui nous ravissent mais dont on n'a pas compris toutes les paroles...on les aime quand même et on les fredonne toute la journée!

ce visage qui ne disparait jamais, est-ce la statue, sur une place, d'un grand ancien dont la vie a quelque chose à voir avec le marché aux esclaves...je prends risques...ahahahaha!

Bravo en tout cas

   Anonyme   
5/8/2012
 a aimé ce texte 
Bien
Bonjour Marie-Cerise... Ce poème me fait penser à "Pour toi mon amour" de Prévert sans que je sache trop pourquoi. Peut-être le style assez dépouillé, peut-être le "Je suis allée" et le marché... du premier tercet. Pour le reste je n'ai pas non plus tout compris mais je dois vous remercier pour m'avoir fait découvrir cet amour en cage appelé physalis.
Juste un détail au dernier vers ; je trouve "quand elles se livrent leur bataille' assez peu élégant. J'aurais préféré, par exemple,
Quand elles se livrent bataille... Avis très personnel que vous n'êtes bien sûr pas obligée de prendre en compte.

   brabant   
5/8/2012
 a aimé ce texte 
Pas ↑
Bonjour Marie-Cerise,


Et ?... J'allais dire "Tout ça pour ça ?" ou "Que ça !" ou encore "Que ça pour ça ou que ça", une vérité générale, on est toujours d'un côté de la cage, ou dedans, ou dehors.

Et c'était encore plus vrai dans l'Antiquité où la bonne fortune d'un jour pouvait devenir la mauvaise fortune du lendemain. Maître aujourd'hui, esclave demain au hasard des guerres et des conquêtes, avec renversement possible.

La différence est qu'aujourd'hui l'esclave l'est pour de bon, sans renversement possible. Nos sociétés ont évolué dans le mauvais sens. C'est là-dessus que j'aurais aimé vous voir insister.

Sinon "Rien de nouveau sous le soleil" !


Je suis resté sur ma faim. Désolé.

   Anonyme   
20/5/2017
 a aimé ce texte 
Un peu
Toujours aussi pointilleux, je regrette le manque de forme, voilà un tas de mots, nullement mis en valeur, c'est dommage, surtout que par instant la ponctuation fait grandement défaut.

Il me faut à la fois, trouver un rythme et m'attacher à la compréhension du texte, pour le lecteur que je suis, parfois c'est désagréable surtout que votre phrasé n'est pas au premier abord accessible.

Après plusieurs lectures, je suis enfin parvenu à trouver mon chemin, vous parlez à demi-mots d'une situation complexe, comme vous le signifiez plus pertinemment dans la dernière strophe :

" sans mélange
qui peut nous dire de quel côté
tanguent la servitude et la liberté
quand elles se livrent leur bataille "

Bien difficile de répondre à cette interrogation, il faudrait les tenants et les aboutissants pour mieux évaluer la situation, surtout si il s'agit là d'une "servitude consentie"...


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