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Poésie libre
Provencao : Là-bas
 Publié le 03/04/25  -  8 commentaires  -  500 caractères  -  118 lectures    Autres textes du même auteur

Rite du jour chargé.


Là-bas



Là-bas le silence s'éloigne
toujours plus
de toute âme gîtée

Un abysse noir

Le chemin des villages
s'efface
l'auréole des destins
n'est que ruine d'aléas morts

Tout est vide tout paraît vide

Les mansardes sous les charpentes
le souvenir
depuis jadis les a abandonnés
le passé s'est embué
souvenir de fraisil

Tout chancelle
tout se rompt
mystère sans fond

Le jour est-il mort ?


 
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   Cyrill   
3/4/2025
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour Véronik,
Un poème échevelé, qui semble restituer des bouts de souvenirs auxquels ne pas se fier tant ils sont imprécis. J’aime beaucoup les espaces, comme des blancs vide de pensée en plus du vide exprimé : « Tout est vide tout paraît vide ».
Quelques fragments cependant auxquels se raccrocher : chemin, village, mansardes, fraisil… suffisants pour bâtir une histoire, mais à peine est-elle ébauchée qu’elle disparaît.
Moi, lecteur, me suis exposé à ces mots et je ressens cette oscillation de la mémoire jusqu’à la bascule et la sidération.
Merci pour la lecture.

   Boutet   
3/4/2025
trouve l'écriture
aboutie
et
aime un peu
Un poème libre qui ne manque pas de charme à sa lecture mais que j'ai du mal à comprendre
dans sa finalité. Peut-être le reste d'un village ou d'une région après des bombardements mais je me pers en conjectures.

   papipoete   
3/4/2025
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
bonjour Provençao
Le silence qui s'était abattu sur notre maison, a repris sa route et volatilise les bruits de l'autre côté de la crête. Tout n'est plus qu'immobile, même les oiseaux ne vivent plus...
Ne reste du passé que ce charbon éteint dans l'âtre .
NB bien sûr que notre poétesse dit tout cela, à sa façon telle un peintre que le gris semble avoir choisi comme missionnaire d'un matin d'apocalypse.
... le jour est-il mort ?
on ne peut s'empêcher de songer au Maître des horloges ( blond et arrogant ), qui peut d'un coup de baguette folle, éteindre la Planète pour toujours !
" les mansardes... " est mon passage préféré.

   Cristale   
3/4/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour Provencao,

La finesse de l'écriture, toujours sous cette plume, allège la sombritude plongeant ce "là-bas" dans le silence ouaté d'un jour qui s'estompe tel le souvenir effiloché d'une mémoire défaillante.
Et de citer :

"Le chemin des villages
s'efface
l'auréole des destins
n'est que ruine d'aléas morts"

J'apprécie, entre-autres, la présentation sobre et aérée du poème, avec ses majuscules là où il faut permettant l'absence de ponctuation.
Le vers médaillon qui clôt le poème résume judicieusement le propos.

Merci pour ce moment de grâce.

P.S.: j'habite "là-bas", je puis vous assurer que le jour ne fait que semblant de mourir le soir et nous prouve sa vigueur lumineuse au matin. Tant qu'il nous en souviendra...

   Pouet   
3/4/2025
Slt,

comme tourner cette page d'un livre-paysage dont le numéro demeure inchangé.
Les humeurs varient puis perdurent dans le noir absorbant une partie de lumière sourde, laissant quelques flammes vives au-delà de l'instant ; juste à portée d'espoir. Ici, où tout résonne.
Tout semble dessiné et effaçable. À coeur nu.
Notre intérieur désert se reflète dans le monde immobile, les silences s'entrecroisent, les destins s'entremêlent. Invisibilité n'est pas absence.
De l'abandon nous conserverons les lambeaux de rires que les murs ont absorbé comme une pluie d'été. Nous fûmes. Le village est écrit. Au loin, une cheminée qui nous parle d'avant le présent qui pourtant, seul, existe. Isolés dans la foule des ombres que nous portons, nous savons nos ténèbres, nos suies indélébiles... et ce petit soleil. Là-bas.

   Gouelan   
3/4/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Que reste-t-il après le silence ?
Un "abysse noir", le vide. Même l'imprévisible n'est plus permis.

Je ne connaissais pas le mot "fraisil".
J'imagine un village après un bombardement, l'odeur du feu, les chemin creusés de chenilles métalliques, les maisons sans toit, à même le ciel de cendres.

Qui s'en souviendra ?

"Le jour est-il mort ?"
À la place, la nuit s'est levée.

"Mystère sans fond"

Ce poème offre sans doute plusieurs chemins.

J'ai aimé son murmure, ses mots posés en minuscule, juste ce qu'il faut. Pas plus.

   Vincent   
3/4/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour Provencao

J'ai connu cette impression en dépression trop longue

Comme s'enfoncer dans les sables mouvants du temps et de la réalité

Se voir dans les miroirs embués virtuellement

L'impression donnée par votre écriture est réelle

J'ai adoré ....me souvenir de ses temps pas très anciens (mais ne voudrais pour rien au monde y retourné )

Merci

   ALDO   
3/4/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Bonjour

Le silence s'éloigne... pourtant il est très présent dans ces lignes. ...
Le souvenir a déserté les mansardes mais le verbe être est au présent.

Votre Lointain semblait proche...
L' abysse noir de votre Là-bas semble juste Ici .

Bravo.


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