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Poésie néo-classique
Stuart : Neige
 Publié le 15/03/25  -  6 commentaires  -  725 caractères  -  135 lectures    Autres textes du même auteur

« Impression soleil levant ».


Neige



La neige scintillante embrase ses cristaux
Comme un châle étoilé sur l’aube virginale ;
Au levant, ébloui de blancheur boréale,
Un souffle pur s’enlace aux pentes des coteaux.

Ni vents d’orage, ni violons, ni châteaux…
Dans l’air immaculé, le petit jour exhale,
Au faîte des bois noirs, une teinte d’opale
Et les arbres transis tremblent sous leurs manteaux.

Si bleu qu’on le dirait infusé d’artifice,
Un azur hypnotique étend un dais factice
À la pâle campagne et sur les monts lointains.

L’horizon se dissipe en cette ébauche lente,
Esquissant, en chemin, des contours incertains
Que voile, au bout des cieux, quelque brume indolente…


 
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   Lebarde   
1/3/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime bien
“Impression soleil levant “ sur un paysage enneigé: ce poème est bien doux et délicat dans son écriture, élégante et bucolique, mais avec quelques images un peu trop artificielles à mon goût.
Sinon un joli sonnet naturellement poétique que je prends plaisir à lire.
Bravo.
S’il fallait trouver quelque chose à dire, je regarderais le vers 5 dont le rythme 5/4/3 rompt avec l’équilibre général des alexandrins.
Rien de grave en fait, du bel ouvrage.

En EL
Lebarde

   Mokhtar   
3/3/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
« Ni vents d’orage, ni violons, ni châteaux… ». Ce paysage a choisi l’humilité, la discrétion, la pudeur., l’effacement…On y entend le silence. On s’y imprègne de pureté.

« Opale, virginale, blancheur,pâle… » : c’est la fête du blanc. Que seul le couvercle bleu du ciel vient chapeauter et mettre en valeur. Comme un reflet de lumière froide caressant un noir de Soulages. Tout ceci avec un vocabulaire d’aquarelliste, épris de douceur.

Ce texte est bien un tableau. Ce tableau est bien impressionniste. Dommage que le sous-titre ait coupé l’herbe sous le pied du commentateur.

On se retient de manifester son enthousiasme : surtout ne pas rompre la quiétude.

Merci pour cet apaisant moment… d’indolence.

Mokhtar, en EL.

   papipoete   
15/3/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
bonjour Stuart
On dirait du papipoète, tant cette poésie est prosaïque, et narrative... mais Puissance 10 !
Je plaisante, mais j'aurais bien voulu parer ma plume, de la teinte de ces jolis paysages, dont on arrive à ne plus parler qu'à l'imparfait ! ( pas la moindre neige ici près de Baume les Messieurs )
On peut râler, lorsque sur la route, quelques centimètres de neige, freinent les convois de travailleurs vers la ville mais parlant de cette " nuisance "
- comme un châle étoilé sur l'aube virginale
ça a d'la gueule, non ?
- les arbres transis tremblent sous leurs manteaux
pas mal non plus !
NB la nature, quand on parle d'elle ainsi, doit se rassurer ; tout le monde sur la Terre, n'a pas les cheveux peroxydés, le coeur Fort Knox.
du mal à choisir le meilleur passage ; tout est beau et resplendit !
le second quatrain, peut-être ?
néo-classique ; pourquoi pas Classique ? doit pas y avoir une grosse faute ?
bravo à notre nouvel Onirien !

   Ramana   
15/3/2025
trouve l'écriture
très aboutie
et
aime beaucoup
Merci pour cette lecture , texte qui coule avec une simplicité apparente, masquant le travail qui a permis d'en arriver là. Juste une petite remarque, hormis le vers 5 déjà signalé, l'avant dernier vers présente une même sonorité à l'hémistiche et en fin de vers (chemin - incertains). Et le "bout des cieux" me semble un peu brut d'expression !

   Boutet   
15/3/2025
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
Un paysage de neige qui ne manque pas de charme avec quelques belles images dont :

Comme un châle étoilé sur l’aube virginale
Et les arbres transis tremblent sous leurs manteaux.
Que voile, au bout des cieux, quelque brume indolente…

   Cristale   
15/3/2025
trouve l'écriture
aboutie
et
aime beaucoup
Vous nous offrez un joli poème Stuart avec quelques pépites verbales de belle composition.
Un regard observateur silencieux dans la douceur ouatée de vos mots où j'apprécie l'absence d'un "je".
Juste ce "on" anonyme au neuvième vers qui prend le recul nécessaire pour rien déranger de ce paysage virginal azuré.

Techniquement, la régularité des alexandrins est presque parfaite... il s'en fallait de peu pour la catégorie visée. Mais je ne vais pas remuer la plume dans cette encre d'excellente qualité à cause d'une petite bulle qui s'y est noyée.

Bravo et merci Stuart.


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